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« JOURNEES DE FORMATION A LA GESTION DU RISQUE LEGIONELLE - Etablissements de santé et établissements recevant du public » Programme et inscription.

L’EAU, L’INDUSTRIE, LES NUISANCES - n°346 « Suivi de la qualité biologique de l’eau dans les réseaux de distribution : Etudes de 4 communes en Pologne » Lire l'article.

HYGIENES 2011 – Volume XIX – n°6
« Prévention des risques liés à l’eau dans les établissements de santé de la Réunion » J.-C.Denys Lire l'article.

CHAUD FROID PERFORMANCE Janvier 2012 « La lutte contre les légionelle pas encore gagnée » Lire l'article.

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Legionella pneumophila

Le genre Legionella comprend une cinquantaine d’espèces actuellement décrites parmi lesquelles Legionella pneumophila sérogroupe 1 est la plus fréquemment rencontrée en pathologie humaine. Quelques autres espèces ont aussi été incriminées, dont L. micdadei, L. longbeachae, L. dumoffii, L. anisa, L. gormanii et plus récemment Legionella waltersii .

Les Legionella sont des bactéries aquicoles qui vivent, survivent et se multiplient dans les milieux aquatiques naturels (eaux de surface et eaux souterraines en communication avec les eaux de surface).

Elles sont naturellement présentes dans les réseaux d’eau d’alimentation qu’elles contaminent et colonisent éventuellement, d’autant plus qu’elles sont plus résistantes au chlore qu’Escherichia coli, indicateur bactérien de référence pour l’eau destinée à la consommation humaine.

La croissance des Legionella est favorisée par la chaleur (température de croissance optimale : 32 – 35°C). A des températures comprises entre 20 et 43°C, elles vont se multiplier et coloniser de façon privilégiée les réseaux d’eau chaude sanitaire.

Afin d’éviter la colonisation du réseau, l’eau doit être stockée et distribuée à une température d’au moins 50°C, voire davantage, ou traitée par une chloration efficace (0,2 mg/L en chlore libre) sur la totalité du réseau et à condition que l’eau ne soit pas soumise à de longues périodes de stagnation.

En cas de légionellose ou de contamination importante et étendue, les traitements de désinfection permettent d’abaisser fortement la contamination de l’eau, à condition que le réseau ne présente pas de tartre, de produits de corrosion ou de bras morts.

Ils consistent en un traitement thermique (circulation d’eau à une température de 70°C durant 30 minutes) ou un traitement chimique avec des produits et procédés autorisés par le ministre chargé de la santé, suivis d’un rinçage soigneux des canalisations.

Des concentrations en chlore de 50 mg/l ne détruisent pas les Legionella présentes dans les kystes alors qu’une concentration de 2 mg/l suffit à tuer les Legionella libres.

Les Legionella ont de grandes capacités pour être présentes et persister dans les réseaux d’eau. Elles trouvent dans les biofilms des niches écologiques dans lesquelles elles prennent place et peuvent proliférer, en association avec des cyanobactéries, des algues vertes ou des bactéries.

Après avoir été ingérées dans un protozoaire, les Legionella acquièrent le pouvoir de résider et de se multiplier.

Les infections à Legionella se manifestent selon deux formes cliniques :

  1. la légionellose ou maladie du légionnaire, une pneumonie aiguë, de mortalité importante (environ 15%), et,

  2. la fièvre de Pontiac, une infection fébrile, non évolutive et de courte durée.